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À ce jour, la pétition a été signée par quelque 4 000 personnes, dont :
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Pauline Marois, chef du Parti Québécois;
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Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois;
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Jean Dorion, président de la SSJB;
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Fernand Daoust, syndicaliste;
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Me André Joli-Cœur;
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Monique Richard, présidente du Parti québécois;
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Daniel Turp, député de Mercier;
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Bernard Drainville, député de Marie-Victorin;
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Mathieu Janneau, ex-président du Conseil national des jeunes du Parti Québécois;
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Thierry St-Cyr, député de Jeanne-Le Ber;
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Maria Mourani, député d’Ahuntsic;
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Rene Marcel Sauvé, géographe;
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Pierre Falardeau, cinéaste;
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Mario Beaulieu, porte parole du Mouvement Montréal-français.
Par ailleurs, il est à noter que le tout nouveau député du comté fédéral d’Outremont, M. Thomas Mulcair, s’est engagé par écrit à déposer la pétition à la Chambre des communes. Cependant, aucun député provincial ne s’est encore montré intéressé à le faire à l’Assemblée nationale du Québec.
Pétition pour l’abolition de la fonction de lieutenant-gouverneur et l’institution d’une véritable fonction élective de chef de l’État du Québec
- Attendu que l’État consacre des sommes considérables à soutenir la fonction de lieutenant-gouverneur;
- attendu que la fonction de lieutenant-gouverneur est occupée par une personne nommée, non élue;
- attendu que la nomination à la fonction de lieutenant-gouverneur est la prérogative d’une nation qui n’a pas son foyer au Québec, la prérogative d’une nation étrangère;
- attendu que l’Assemblée nationale du Québec représente le peuple du Québec et ce peuple seulement;
- attendu que le peuple du Québec est représenté par l’Assemblée nationale du Québec et par cette assemblée seulement;
- attendu que le peuple du Québec n’a rien à voir avec la monarchie britannique ou quelque monarchie que ce soit :
les soussignés exhortent l’Assemblée nationale du Québec d’abroger la fonction de lieutenant-gouverneur et d’en confier les responsabilités au Président de l’Assemblée nationale du Québec.
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« […] ce ‹ nous › ne désigne pas que les Québécois francophones de souche, ceux qu’on a longtemps appelés ‹ Canadiens-français ›. Mon ‹ nous › francophone inclut les Tremblay, certes, mais c’est aussi celui des Smith, des Nguyen et des Al-Kadr, et de tous les parlants français qui habitent le Québec. Ce ‹ nous ›, c’est celui d’une communauté linguistique qui regroupe tous les francophones, sans égard à l’origine ethnique, à la religion ou à la couleur de leur peau. C’est un ‹ nous › qui a posé le pied en Amérique il y a 400 ans et qui se tisse et se métisse depuis. »
« Moi, je pense que c’est un ‹ nous › bien semblable à celui qu’avait dit Jacques Parizeau en 1995. Ce ‹ nous-là › c’est tous ceux qui vivent en français, et pas juste les Québécois de souche. […] J’ai des amis qui sont anglophones de souche de Westmount, qui sont dans ce nous-là, parce qu’ils sont francophiles, parce qu’ils parlent français, parce qu’ils vivent en français. »
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Le MES en 5 points
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le peuple du Québec existe
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l’Assemblée nationale du Québec est seule apte à représenter le peuple du Québec à l’exclusion de toute autre institution — gouvernance nationale
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l’Assemblée nationale du Québec doit servir les intérêts du peuple du Québec et de ce peuple seulement — des gestes de souveraineté sont par conséquent nécessaires dans toutes les sphères de compétence normalement dévolues à l’État
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l’Assemblée nationale du Québec tire le mandat de gouverner de l’élection et de l’élection seulement — régime parlementaire britannique
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l’Assemblée nationale du Québec doit être investie d’un projet social concret — programme politique proposé en campagne électorale et sanctionné par l’élection
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Le principe de l’« effectivité »
L’apparition d’un État est un fait primaire qui précède le droit et dont le droit prend acte une fois qu’il est matérialisé. Un nouvel État apparaît lorsque des autorités politiques effectives et stables sont mises en place. Autrement dit, le fait précède le droit.
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