-- 2007/04/11 Un échec du PQ, pas de la souveraineté!, Gilbert Paquette 2007-04-05 Perdu dans l’espace, Josée Legault, Voir 2007/03/29 Reprenons dans le bon ordre, Robert Laplante, L’Action nationale 2007/03/29 Boisclair n’est pas le problème, Josée Legault, Voir -- « La souveraineté n’arrivera pas toute seule, comme un fruit bien mûr tombant de l’arbre. La souveraineté se réalisera par la force de la volonté, en agissant dès aujourd’hui et en toutes choses comme pour un peuple souverain. Chaque jour, partenaires de la souveraineté du Québec, militants des partis souverainistes, députés du Parti québécois et du Bloc québécois, nous devons faire les gestes de souveraineté qui nous rapprochent de notre pays. » |
SondageÀ quoi attribuez-vous la dégelée du Parti Québécois aux dernières élections?Charest, le roi-nègre2007-05-11Sasha-A. Gauthier« Deux grandes traditions qui malheureusement ont marquées trop d’années de l’histoire de la province de Québec. Premièrement le mépris le plus complet pour l’intelligence du citoyen qu’on considère comme une simple marchandise électorale. Et deuxièmement, la servilité d’un parti de roi-nègre qui sont en fait les valets de chambre de certains gros intérêts, surtout les plus rapaces, qui eux aussi méprisent la population comme une espèce de tribu arriérée qui est faite pour être exploitée à loisir. » — René Lévesque C’est l’évidence. La sévère défaite de Boisclair lors des dernières élections cache des vérités qui tardent à être démontrées par les bien-pensants que sont « les élites » intellectuelles et journalistiques, bien plus intéressée de scribouiller sur des anecdotes plutôt que sur des faits. Un arbre cache la forêt… André Boisclair est fini. Aucun chef ne peut survivre à une telle défaite. Robert Bourassa a démissionné après sa défaite en 1976. Parizeau a démissionné après ce qu’il croyait une défaite de quelques fractions de pourcentages en 1995. Gérard Shröder (ex-chancelier allemand) a aussi démissionné après une très courte défaite (moins de 1 %) face à Angela Merkel, plus récemment. Dans les démocraties occidentales, c’est normal que les chefs de partis politiques démissionnent après la défaite. C’est ainsi. C’est la politique. Boisclair le constatera très rapidement dès la prochaine campagne de financement du Parti québécois (PQ). Sinon, s’il persiste à demeurer en poste, il le constatera à son recrutement de « vedettes » pour une prochaine campagne électorale qui s’annonce rapide. S’il ose le vote de confiance dans un tel contexte, il pourrait être le premier chef du PQ à ne pas atteindre la barre des 50 % + 1. Voilà qui est dit! Maintenant : l’important. Mettre l’autonomisme à rude épreuve2007-04-09Félix Pinel« Sur la pointe des pieds, on a fait comme eux autres, pris possession des clefs, des ponts, des villes, de tout. (…) Ils se sont inclinés, coup d'État réussi, même que l’Premier a dit: ‹ Baptiste, r’prends ton pays ›. » — Félix Leclerc Avec 36 souverainistes et 41 autonomistes, l’Assemblée nationale du Québec compte théoriquement 77 députés qui s’opposent au statut quo constitutionnel. Les députés du Parti québécois (PQ) doivent oublier leur feuille de route référendaire et vite. Les élus péquistes doivent arriver à canaliser la majorité parlementaire en faveur d’un État québécois effectif dans plus de domaines, en faveur d’un Québec avec plus de pouvoirs. Pour la durée de ce mandat, l’aile parlementaire du PQ doit faire le pari de l’autonomie et mettre les convictions de Mario Dumont à rude épreuve. Pour ce faire, ils devront prendre l’initiative et devancer l’équipe inexpérimentée de Mario Dumont. À l’Assemblée nationale, tous les députés peuvent présenter des projets de loi. Le PQ devra en présenter, c’est impératif. Les projets de lois que le PQ présentera devront faire preuve d’audace et proposer des lois autonomistes que l’ADQ se devra d’appuyer. Comme Mario Dumont a pigé certains aspects de sa politique autonomiste dans le programme du PQ, il va de soi que des députés péquistes en fassent des projets de loi. L’on n’a qu’à penser aux engagements suivants. L’élection du rejet référendiste2007-04-11Sasha-A. Gauthier« S’attaquer non pas à l’adversaire, mais à sa stratégie. » — Sun Tzu « Envahir les champs de compétence du fédéral un à un. » — Me André Joli-Cœur Le Mouvement pour une élection sur la souveraineté (MES) a appuyé sans condition le Parti Québécois (PQ) lors de la dernière élection. Les militants du MES, comme ceux du Parti Québécois, se sont engagés dans cette campagne. Ils y ont mis tout ce qu’ils avaient, que ce soit en terme de temps, d’énergie ou de moyens. Ils ont tout fait pour parvenir à la victoire finale, malgré les difficultés. Le PQ a perdu les élections. Plus grave encore, le PQ a perdu son titre d’Opposition officielle. En conséquence, le PQ doit réagir rapidement afin d’éviter que ne se cristallise le comportement d’un électorat souverainiste de plus en plus sympathique au verbiage démagogique adéquiste. Il faut l’admettre, Boisclair a fait une campagne « sans faute grave ». Il a sans doute été le meilleur des trois chefs lors du débat télévisé national. Il n’a pas cessé de parler du référendum sur la souveraineté tout le long de la campagne, ce que n’avait pas fait Landry en 2003. Il a incontestablement travaillé d’arrache-pied afin de donner à sa formation politique le pouvoir. Il y a certainement cru. Le parti national2007-04-15Willie GagnonLa raison d’être de l’État est de garantir des droits. Le droit se décline en deux ordres : individuel et collectif. Autrement dit, le droit des personnes et celui des nations. Durant sa très courte histoire, le parti québécois (PQ) a proposé de consacrer l’État du Québec à défendre, outre les droits individuels, le droit de deux groupes pour un temps proches parents : la gauche et la nation canadienne-française. D’une part, le PQ agissait à titre de lobby de la gauche. D’autre part, le PQ agissait à titre de parti national. Incidemment, les intérêts de la gauche et ceux de la nation étaient largement convergents. Le gouvernement de 1976 est issu de l’adéquation entre le programme du PQ et cet espace de convergence politique historique. L’idée de réaliser l’indépendance du Québec est née au cœur de la nation canadienne-française pour une raison très simple : le Canada ne garantit pas ses droit nationaux. Le Canada n’a jamais garantit aucun autre droit national que le droit national canadien-anglais. |