« L’indépendance du gouvernement et les droits politiques font les peuples; la langue et l’origine commune font les nations. » — Jean-Charles Léonard Simonde de Sismondi Activités
Robert Laplante, directeur de L’Action nationale, en conférence à Montréal
Conférence de M. René-Marcel Sauvé à Ste-Thérèse : « Les Principes de stratégie de l'état » À surveiller...Commentaires d’André Ristić, compositeur et pianiste, québécois d’origine Monténégrine établi à Bruxelles |
Dossier MonténégroDe peuple et de nationWillie GagnonL’Union Européenne (UE), par le truchement de la Commission de Venise, a rendu son éventuelle reconnaissance du droit du Monténégro (Crna Gora, Црна Гора) à se séparer de l’Union de Serbie-et-Monténégro (Srbija i Crna Gora, Србија и Црна Гора) conditionnelle à l’atteinte du seuil de 55 % en faveur du « Oui » (Da, Да) lors d’un référendum devant porter sur l’indépendance. La raison pour laquelle l’UE exigeait l’atteinte d’un tel seuil ne pouvait reposer sur aucune autre base que le fait qu’il n’existe pas de peuple au Monténégro. Mal lui en prit. Il en existe un. Le « vote ethnique » au MonténégroSasha-A. Gauthier« Enfin un référendum victorieux » diront certains. « C’est possible de gagner un référendum » diront d’autres, plus naïfs. « Suivons les pas du Monténégro » diront celles et ceux qui cherchent de l’espoir dans la morosité actuelle. « Un divorce de velours » ont dit certains, s’improvisant analyste. Ðukanović contre Milošević (1998-2000)« [...] le gouvernement monténégrin accentua sa stratégie de dissociation des institutions fédérales. [...] Le leadership monténégrin opta [...] pour une approche indirecte, décrite par certains analystes comme « l’indépendance progressive ». L’objectif de cette approche était la construction graduelle d’un État-nation. En deux ans, le gouvernement du Monténégro réussit à supplanter la majorité des institutions fédérales, si bien qu’au mois de novembre 2000, selon le président Đukanović, l’État fédéral était uniquement représenté sur le territoire du Monténégro par la présence de la VJ et du contrôle aérien. » Extrait de L’agonie yougoslave (1986-2003), Les États-Unis et l’Europe face aux guerres balkaniques, Renéo Lukic, presses de l’Université Laval, Québec, pp. 527-531 Agence de presseAgence de presse publique de Serbie-et-Monténégro créée par Tito à l'époque de la Yougoslavie communiste Agence de presse privée de Serbie-et-Monténégro Le fer à cheval ou la petite histoire d’une grande confusionFélix PinelLes dernières semaines ont été riches en débats et discussions sur des considérations d’ordre stratégique, le mode d’accession à la souveraineté. André Boisclair est demeuré à l’écart se contentant de dire : « …la réalité, c’est que pendant que nous débattons de nos virgules et de nos traits d’union [...], la jeune génération se sent bien loin de tous ces débats. » Au Mouvement pour une élection sur la souveraineté (MES), nous sommes pour la plupart plus jeune qu’André Boisclair et pourtant ces débats importants nous tiennent à cœur, ils sont la principale raison d’être de notre mouvement. Nous ne nous sentons pas loin de tous ces débats. C’est plutôt M. Boisclair qui tente de nous en éloigner en s’opposant à notre reconnaissance au titre de club politique du Parti Québécois. Refus du chefLe conseil exécutif national (CEN) du Parti Québécois (PQ) refuse de recommander l’admission du Mouvement pour une élection sur la souveraineté (MES) au titre de club politique. Le MES l’a en effet appris en lisant l’article de Michel David publié le jeudi 25 mai dernier dans Le Devoir. En date du 31 mai 2006, le MES n’a toujours rien reçu de formel à ce sujet de la part du PQ. Évidemment, personne ne se surprendra de ce que le CEN se range à l’opinion exprimée de M. Boisclair à ce sujet. Le MES s’interroge sur la pertinence et l’opportunité des méthodes de communication du Parti Québécois. |